Présenté sous forme d’une baguette, d’un fil nu ou fourré ou d’une pâte, le métal d’apport joue un rôle crucial dans le brasage, car c’est lui qui va remplir le joint brasé assurant le lien entre les pièces à assembler. Pour cela, il est fondu à l’état liquide lors de la phase de chauffage, avant de se propager entre les surfaces par capillarité.
Son point de fusion doit donc être inférieur à celui des pièces à assembler. Mais ce n’est pas le seul critère à prendre en compte dans le choix du métal d’apport.
Sa composition doit aussi être en fonction des matériaux à assembler et de leur épaisseur, ainsi que du milieu d’utilisation de l’assemblage (corrosion, sollicitations mécaniques, etc.) ou encore du rendu esthétique – notamment au niveau de la couleur. La fluidité et la mouillabilité du métal d’apport dépendent de la composition de son alliage.
Les métaux d’apport en brasage tendre
En brasage tendre –sous une température de fusion de 450°C–, le métal d’apport est généralement un alliage à base d’étain. Le point de fusion de ce métal qui compose le bronze est de seulement 232°C.
H2 : Les métaux d’apport en brasage fort
Les métaux d’apport en brasage fort
En brasage fort –au-delà de 450°C–, le métal d’apport peut mélanger cuivre, cuivre phosphore, argent, zinc, laiton et aluminium selon les propriétés recherchées. Le cuivre phosphore affiche un intervalle de fusion entre 710 et 820°C, le laiton un point de fusion de 980°C, soit en deçà du cuivre pur.
Le rôle des alliages précieux
L’apport de l’argent
Plus l’assemblage nécessite des caractéristiques mécaniques, plus la composition du métal d’apport monte dans la gamme des alliages précieux. L’argent va apporter de la fluidité au métal d’apport grâce à son fort pouvoir mouillant et capillaire, et donc une mise en œuvre plus aisée. Il bonifie également la conductibilité électrique et thermique, et abaisse le point de fusion.
Une baguette cupro-phosphore contenant 6 % d’argent entrera en fusion à environ 725°C, et ce chiffre s’abaissera à 630°C avec une teneur en argent portée à 40 %. Mais l’argent fait monter le coût du métal d’apport, ce qui explique qu’il soit réservé aux usages les plus exigeants comme la tuyauterie gaz. On trouve de l’argent dans une brasure ternaire (avec du cuivre et du zinc) ou quaternaire (avec de l’étain en plus).
L’apport du nickel et de l’étain
Le nickel apporte quant à lui de la solidité au joint brasé, tandis que l’étain le rend plus malléable.
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